26.06.2009

c'toi qui.

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"fantomette est une perverse discrète dans son costume fetish"

dixit la dame dans le bus. j'avais encore jamais entendu le mot "fetish" dans le bus.

22.06.2009

Lucky box

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Sac à chat
Utile pour faire voyager confortablement votre chat. Sac en cuir souple, capitonné, cockpit en plexiglas perforé pour loger la tête. Fortes poignées. Fermeture à glissière dorsale. Article soigné.

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Chaise de marche
Grâce à deux bretelles elle s'accroche aux épaules et permet de se reposer en marchant.

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Le fusil à kangourou

La forme très étudiée du canon de ce fusil imprime à la balle une trajectoire sinusoïdale qui suit l'animal dans ses bonds. Résultats spectaculaires attestés par les nombreuses lettres de félicitations que nous avons reçues de nos clients.

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Soutien-gorge pour trapéziste

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Vélo pour escaliers

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Fourchette à escargots

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Cuillère-peigne

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Fer à repasser télécommandé

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Montre-balancier
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Chaussons pelle et balayette

20.06.2009

Stalking cat

 

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Dennis Avner est un Huron, son nom indien est Stalking Cat (Chat traqueur). Depuis plusieurs années il se métamorphose en son totem : le tigre. Dennis a subit d'importantes modifications en dehors du vaste tatouage qui le recouvre.

 

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Modification de la chevelure, implants faciaux pour permettre le port de vibrisses, et modifier la forme du front et de l'arrête du nez, limage des dents et pose de grandes canines, port de lentilles à l'iris fendu, taillage en pointe des oreilles et allongement des lobes, injections de silicone dans les lèvres, joues, menton, bifurcation de la lèvre supérieure...

 

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Stalking Cat à des projets d'implants sur le dessus de sa tête pour le montage de tiges, afin de permettre la fixations d'oreilles félines.

 

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12.06.2009

chieuse en chef

nelly_olson.jpgQuand une très jolie femme est une chieuse invétérée, il faut toujours traquer l'incohérence dans le personnage qu'elle présente. L'incohérence se signale dès lors que vous notez que dans la personnalité de la chieuse existe une antinomie. Ainsi, elle pourra être chieuse mais finalement assez sympa. Ou alors, elle aimera jouer la belle mais se taira quand elle est en public. Ou encore, son discours sera affirmé mais très pauvre en détails. Il faut que votre radar tourne pour que vous puissiez traquer ces petits bugs.

Ensuite, on peut envisager deux sortes de problèmes :

S'il n'y a aucune incohérence et la chieuse n'est que chieuse alors, soyez sûrs que ce n'est qu'une petite conne habituée à être au centre de la scène. Ses exigences héritées de l'adolescence, époque à laquelle elle était au centre de l'univers, l'ont transformée en petite princesse pénible habituée à être obéie. Le traitement ne relève pas de la psychothérapie mais du dressage.

Dans ce cas, on pourra tenter différents stages. Tentez d'abord un stage d'un mois en Corse où l'on saura la mettre à sa juste place. Elle videra les oiseaux tués par les hommes à la chasse, tandis que ceux-ci discuteront en buvant leur Casa. Si cela ne fonctionne pas, envoyez-la trois mois en Sicile où normalement le fait de porter un fichu noir et de manger après les hommes devraient la ramener à de plus justes considérations. Et enfin, pour les plus récalcitrantes, existe aussi le stage de six mois en Albanie, pays où l'on sait parler aux femmes. Là-bas un bon dresseur moustachu devrait vous la renvoyer docile comme vous la vouliez et capable de servir la soupe à l'heure ET chaude !

En revanche, si vous notez une incohérence, tentez d'en savoir plus. Dans tous les cas, vous aurez à faire à un gros vilain complexe que la chieuse tente de dissimuler en surcompensant et en se mettant en scène.

C'est la logique du handicap social qui amène ceux qui en sont affligés à agir comme peuvent souvent (mais pas tout le temps) agir des handicapés physiques. Cet extrait du livre de Roger Mucchielli, "Les complexes personnels", devrait vous renseigner utilement.

Dans ce cas, le sentiment d'indignité qui résulte du complexe, non reconnu comme tel mais vécu sur le mode général du mécontentement permanent de soi, empoisonne toutes les initiatives, tous les projets et toutes les relations. La personne devient agressive et tente d'occuper l'espace coûte que coûte pour ne pas se sentir menacée d'anéantissement.

J'avais eu l'occasion de rencontrer une de ces petites blondes particulièrement chieuse. Quand on m'avait parlé du cas, j'en avais hâtivement conclu, que j'aurais à faire à une hystérique de base, une emmerdeuse qui depuis son adolescence a le monde à ses pieds.
J'ai vite ressenti certaines incohérences et notamment la manière dont elle parlait. Elle semblait choisir ses mots, comme si elle tenait à me présenter une image parfaite d'elle. Lorsqu'elle aborda ce qui la tourmenta, encore une fois plutôt que s'exprimer simplement, elle utilisa des concepts psychanalytiques complexes qu'elle maitrisait mal. Sans doute en avait-elle eu connaissance dans quelque journal féminin ou dans un quelconque guide Marabout. Je la laissai s'exprimer, me contentant juste de recadrer son discours et de la recentrer pour lui éviter de psychologiser vainement. Je la vis deux fois, le temps d'être sûr de moi. A la troisième séance, j'étais sûr de mon coup : la belle souffrait sans aucun doute d'un complexe d'infériorité résultant certainement d'études médiocres.
Et là, bingo ! Elle habituellement si sûre d'elle, se décomposa. Je lui expliquai qu'elle avait parfaitement le droit de venir me raconter la messe mais que je conservais le droit de ne pas la croire.

Alors contre toute attente, elle m'expliqua qu'elle se trouvait d'une banalité affligeante et d'une médiocrité à toute épreuve. Puis, elle modéra ses propos. Elle m'expliqua que face aux gens qu'elle rencontrait, elle se trouvait moyenne en tout. Alors, m'expliqua-t-telle, il ne lui restait que son physique à mettre en valeur et à occuper l'espace en jouant la séductrice pénible, afin de ne pas courir le risque d'être transparente.

Tout ceci se traite fort bien en développant les habiletés sociales. Je rappelle qu'il existe aussi des chieurs patentés et que ce trait de caractère n'est pas l'apanage des femmes uniquement !

01.06.2009

before crash

Tubes_sorbet.jpgL'autre jour j'ai jardiné comme une brute. C'est ça quand on a une terrasse. AH. Soit on est un mercanti riche qui roule dans une Alfa-Roméo remplie d'enceintes Bose, et on paye un Lusitanien pour le faire, soit on est une pauvre fille comme moi, et on s'y colle ! On coupe, on désherbe, on ramasse, on creuse de trous, on plante, etc., et quelques heures après, on est rompu de fatigue et on n'a qu'une seule hâte : poser son cul sur un canapé moelleux.

C'est justement ce que je faisais lorsque le journal télévisé a commencé. Cela faisait au moins un an que je ne l'avais pas regardé. J'écoute les grands titres et je n'en reviens pas ! Pas un seul mot sur la terrible grippe mexico-porcine ! On n'en parle pas, on n'en parle plus ! Diantre, ce terrible fléau qui aura fait 83 victimes dans 41 pays, aurait-il déjà été éradiqué ?

Je me souviens encore d'une journaliste interrogeant le directeur de la Santé publique :
- Professeur, vous nous le confirmez, nous venons de passer au stade 5 ?
- Oui, depuis une heure, nous sommes au stade 5, je le confirme !
- Et donc, nous pouvons d'ores et déjà nous attendre à passer au stade 6, celui de la pandémie, d'un jour à l'autre.
- Malheureusement, même si je ne peux vous le confirmer, c'est à craindre. Nous sommes très vigilants.
- Et donc quelles mesure sle gouvernement a-t-il prises ?
- Nous possédons des milliards de masques et des stocks de Tamiflu et bien sur tout le monde est en alerte rouge !
- Merci professeur.
Puis se tournant vers la caméra, la jolie journaliste, le regard fixe et pénétré, assène :
- Cela vient d'être confirmé par le professeur X, le stade 5 a été déclaré et nous craignons de passer au stade 6 d'une heure à l'autre.

Putain que c'était beau et tragique, un vrai scénario de film de série B made in USA, digne d'une chaîne de la TNT. Ne manquait que des mecs en scaphandres autonomes s'appelant tous "docteur", des bâtiments publics bondés de moribonds crachant leurs poumons le regard fiévreux, de mères serrant leur enfant malade contre leur poitrine les yeux en larmes, de salauds s'appropriant le stock d'antiviral rien que pour eux, de suprématistes blancs antigouvernementaux tentant de forcer les barrages militaires à bord de leurs pick-ups déglingués, de longues files de Hummers convoyant la Garde nationale, et bien sur des hommes en costumes gris au regards soucieux s'entretenant avec des hommes en uniformes chamarrés chargés de gérer la pandémie.

Au lieu de cela, on a le droit à un pétard mouillé , un feu d'artifice tout pourri qui fuse dans le ciel pour faire un "pschhh" tout minable ! Déçue, j'attends donc la prochaine superproduction des journalistes d'état post crash aérien.

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