12.06.2009

chieuse en chef

nelly_olson.jpgQuand une très jolie femme est une chieuse invétérée, il faut toujours traquer l'incohérence dans le personnage qu'elle présente. L'incohérence se signale dès lors que vous notez que dans la personnalité de la chieuse existe une antinomie. Ainsi, elle pourra être chieuse mais finalement assez sympa. Ou alors, elle aimera jouer la belle mais se taira quand elle est en public. Ou encore, son discours sera affirmé mais très pauvre en détails. Il faut que votre radar tourne pour que vous puissiez traquer ces petits bugs.

Ensuite, on peut envisager deux sortes de problèmes :

S'il n'y a aucune incohérence et la chieuse n'est que chieuse alors, soyez sûrs que ce n'est qu'une petite conne habituée à être au centre de la scène. Ses exigences héritées de l'adolescence, époque à laquelle elle était au centre de l'univers, l'ont transformée en petite princesse pénible habituée à être obéie. Le traitement ne relève pas de la psychothérapie mais du dressage.

Dans ce cas, on pourra tenter différents stages. Tentez d'abord un stage d'un mois en Corse où l'on saura la mettre à sa juste place. Elle videra les oiseaux tués par les hommes à la chasse, tandis que ceux-ci discuteront en buvant leur Casa. Si cela ne fonctionne pas, envoyez-la trois mois en Sicile où normalement le fait de porter un fichu noir et de manger après les hommes devraient la ramener à de plus justes considérations. Et enfin, pour les plus récalcitrantes, existe aussi le stage de six mois en Albanie, pays où l'on sait parler aux femmes. Là-bas un bon dresseur moustachu devrait vous la renvoyer docile comme vous la vouliez et capable de servir la soupe à l'heure ET chaude !

En revanche, si vous notez une incohérence, tentez d'en savoir plus. Dans tous les cas, vous aurez à faire à un gros vilain complexe que la chieuse tente de dissimuler en surcompensant et en se mettant en scène.

C'est la logique du handicap social qui amène ceux qui en sont affligés à agir comme peuvent souvent (mais pas tout le temps) agir des handicapés physiques. Cet extrait du livre de Roger Mucchielli, "Les complexes personnels", devrait vous renseigner utilement.

Dans ce cas, le sentiment d'indignité qui résulte du complexe, non reconnu comme tel mais vécu sur le mode général du mécontentement permanent de soi, empoisonne toutes les initiatives, tous les projets et toutes les relations. La personne devient agressive et tente d'occuper l'espace coûte que coûte pour ne pas se sentir menacée d'anéantissement.

J'avais eu l'occasion de rencontrer une de ces petites blondes particulièrement chieuse. Quand on m'avait parlé du cas, j'en avais hâtivement conclu, que j'aurais à faire à une hystérique de base, une emmerdeuse qui depuis son adolescence a le monde à ses pieds.
J'ai vite ressenti certaines incohérences et notamment la manière dont elle parlait. Elle semblait choisir ses mots, comme si elle tenait à me présenter une image parfaite d'elle. Lorsqu'elle aborda ce qui la tourmenta, encore une fois plutôt que s'exprimer simplement, elle utilisa des concepts psychanalytiques complexes qu'elle maitrisait mal. Sans doute en avait-elle eu connaissance dans quelque journal féminin ou dans un quelconque guide Marabout. Je la laissai s'exprimer, me contentant juste de recadrer son discours et de la recentrer pour lui éviter de psychologiser vainement. Je la vis deux fois, le temps d'être sûr de moi. A la troisième séance, j'étais sûr de mon coup : la belle souffrait sans aucun doute d'un complexe d'infériorité résultant certainement d'études médiocres.
Et là, bingo ! Elle habituellement si sûre d'elle, se décomposa. Je lui expliquai qu'elle avait parfaitement le droit de venir me raconter la messe mais que je conservais le droit de ne pas la croire.

Alors contre toute attente, elle m'expliqua qu'elle se trouvait d'une banalité affligeante et d'une médiocrité à toute épreuve. Puis, elle modéra ses propos. Elle m'expliqua que face aux gens qu'elle rencontrait, elle se trouvait moyenne en tout. Alors, m'expliqua-t-telle, il ne lui restait que son physique à mettre en valeur et à occuper l'espace en jouant la séductrice pénible, afin de ne pas courir le risque d'être transparente.

Tout ceci se traite fort bien en développant les habiletés sociales. Je rappelle qu'il existe aussi des chieurs patentés et que ce trait de caractère n'est pas l'apanage des femmes uniquement !

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