10.08.2008

not under control

One Hundred Nights' Dreams riverbed.jpg+ 8 jours

une table et une chaise sont posées entre les papiers peints vieillots, comme un appel à la nostalgie. dans ce décor empreint de solitude se jouent les tableaux oniriques et abstraits les plus poignants qu'il m'ai été donné de voir ces 5 dernières années. les corps, le carton, les costumes, les masques traversés de lumière dévoilent des textures extraordinnaires à votre âme que vous n'aviez pas encore touchées.
le temps de la "chose" car ce n'est plus du théâtre à proprement parlé, ni du mime, ni du happening, mais bien de l'art pur,  s'entre-choquent les grefons entre moi et ce qui se passe en scène. spéculent dans ma tête sur l'avenir, le désir, l'authenticité et les larmes qui veulent s'échapper. le métier à tisser entre le trou vert  fouillé et chaque tête sur les gradins est de plus en plus palpable quand il finit par se brisé et laisse s'envoler ma conscience audessus de ma tête.
Leurs yeux sont anonymes, et leurs actes vous dévisagent. leurs figures empreintes d'une légère inquiétude existentielle  sont graves et fixement les même tout du long.
l'impression d'être emputée des deux jambes dans une grenouillère en lambeaux au son d'un bulletproofcupid et son tombé de rideau incessant.
renouer ce fil jamais rompu encore et encore, voilà à quoi je pense depuis cette représentation de riz flambé le dernier jour du festivaloff.

vivement l'an prochain que j'ai le temps de digéré, et qu'il me vienne autre chose qu'une liste d'adjectif voir, rien. que je les voient encore maitrisé l’espace, la lumière, les mouvements.
ma nouvelle recherche de sensation scènique sera créative ou ne sera plus.

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